La divergence entre l'inflation et le dollar depuis 2024
Depuis 2024, la gourde oscille entre 130 et 132 pour un dollar tandis que les prix progressent encore de 25 % par an. L'analyse examine cette divergence en six questions, de la fiabilité de la série aux projections pour 2030.
La série est-elle utilisable telle qu'elle arrive ?
La série devient exploitable à partir de 1997. La chute de 41,8 % entre décembre 1996 et janvier 1997 signale un changement de base mal raccordé.
Le raccordement est contrôlé avec l'indice annuel officiel des World Development Indicators, publié séparément de la série mensuelle. La série mensuelle est agrégée en moyennes annuelles, puis comparée à cet indice sur toute la période.
À partir de 1998, l'écart absolu entre les deux publications est de 0,0000 point de pourcentage. Avant 1997, il varie de -7,1 à +3,2 points et le rapport des deux séries vaut 1,75 à 1,85. Le segment antérieur utilise une autre base.
| Année | Inflation reconstituée | Inflation officielle | Écart |
|---|---|---|---|
| 1993 | 22,6 % | 29,7 % | -7,15 pt |
| 1994 | 42,6 % | 39,3 % | +3,23 pt |
| 1995 | 25,5 % | 27,6 % | -2,15 pt |
| 1996 | 19,7 % | 20,6 % | -0,92 pt |
| 1997 | 20,6 % | 20,6 % | 0,00 pt |
| 1998 | 5,3 % | 5,3 % | 0,00 pt |
| 1999 | 3,0 % | 3,0 % | 0,00 pt |
L'égalité de 1997 résulte de la contrainte utilisée pour fixer le facteur de chaînage. Les lignes suivantes, en surbrillance, valident la correction indépendamment de cette contrainte. Le contrôle complet, de 1991 à 2025, est dans outputs/controle_coherence_annuelle.csv.
La correction chaîne le segment antérieur à 1997 au moyen du facteur qui aligne l'inflation de 1997 sur celle des comptes annuels. La variation de décembre 1996 à janvier 1997 passe de -41,8 % à -1,1 %, et trente-cinq ans d'histoire des prix restent lisibles sur un même graphique.
- Facteur
- 0,5881, appliqué aux mois antérieurs à janvier 1997.
- Ancrage
- L'inflation 1997 des comptes annuels, 20,56 %.
- Fichier brut
data/processed/haiti_mensuel.csvconserve la série telle que reçue. La correction est appliquée dans le carnet afin de rester vérifiable et réversible.- Résidu
- Une hausse isolée de 13,2 % en novembre 1996 subsiste, visible comme une marche sur la figure. L'estimation exclut ce segment.
Limite Le contrôle porte uniquement sur le raccordement entre deux publications issues de la même institution. La stabilité de la couverture géographique du panier reste inconnue. L'insécurité ferme des marchés entiers et rend des départements inaccessibles. Un recentrage du panier sur les zones accessibles depuis 2022 modifierait la portée de l'indice sans apparaître dans cette comparaison.
De quel régime d'inflation parle-t-on ?
Le régime actuel s'ouvre en juillet 2021. À cette date, l'inflation mensuelle moyenne passe de 0,84 % à 2,25 %, soit de 10,6 % à 30,6 % en rythme annuel.
Les tests de stationnarité donnent des conclusions sensibles à la fenêtre retenue. Sur l'inflation mensuelle de 1990 à 2025, ADF rejette la racine unitaire, p = 0,047. Sur 2004-2025, ADF donne p = 0,140 et KPSS rejette la stationnarité, p ≤ 0,01. Ces résultats décrivent une série stationnaire par morceaux dont la moyenne se déplace. Un test de rupture complète donc le diagnostic. Les cinq résultats sont dans outputs/diagnostics_stationnarite.csv.
Un balayage de type Chow sur toutes les dates candidates de 1998 à 2025, en écartant 15 % de l'échantillon à chaque bout, place le maximum en juillet 2021 avec une statistique de 83,1. Cette date coïncide avec l'assassinat du président, l'aggravation du blocage des terminaux pétroliers, puis la fin des subventions sur les carburants en septembre 2022.
| Période | Inflation moyenne | Min | Max | Dépréciation moyenne |
|---|---|---|---|---|
| 1991-1995 | 25,2 % | 8,9 % | 56,4 % | 38,6 % |
| 1996-2003 | 13,4 % | 2,2 % | 35,5 % | 11,1 % |
| 2004-2010 | 10,6 % | -4,6 % | 32,9 % | 0,5 % |
| 2011-2018 | 7,6 % | 2,6 % | 15,4 % | 7,2 % |
| 2019-2025 | 26,5 % | 10,9 % | 49,3 % | 12,2 % |
Glissements annuels mensuels, moyennes par sous-période. Depuis 2019, comme pendant les années d'embargo, l'inflation reste continuellement supérieure à 10 %.
Contraction de l'offre
Le contexte macroéconomique écarte l'hypothèse d'une surchauffe. Le PIB réel recule sept années consécutives, de 2019 à 2025, et le PIB par tête perd 23 % sur la période, de 1 437 à 1 111 dollars constants de 2015. Les transferts de la diaspora, entre 16,7 % et 22,5 % du PIB selon les années, soutiennent une partie de la demande pendant que l'offre se contracte.
| Année | Croissance du PIB réel | Inflation annuelle moyenne | PIB par tête, USD 2015 |
|---|---|---|---|
| 2018 | +1,7 % | 12,5 % | 1 437 |
| 2019 | -1,7 % | 18,7 % | 1 394 |
| 2020 | -3,3 % | 22,8 % | 1 332 |
| 2021 | -1,8 % | 16,8 % | 1 293 |
| 2022 | -1,7 % | 34,0 % | 1 257 |
| 2023 | -1,9 % | 36,8 % | 1 219 |
| 2024 | -4,2 % | 27,0 % | 1 155 |
| 2025 | -2,7 % | 28,6 % | 1 111 |
La colonne inflation donne la moyenne annuelle des World Development Indicators. Le glissement annuel de décembre vaut 25,0 % en 2025. La contraction de l'offre guide la lecture des scénarios de la question 06.
Période d'estimation
L'échantillon d'estimation commence en janvier 2004 et compte 264 mois. Il exclut le segment mal raccordé antérieur à 1997 ainsi que la crise monétaire de 2002-2003, où l'inflation atteint 35,5 %. La question 06 chiffre la sensibilité de la projection à ce point de départ.
Limite Le balayage retient un maximum même en l'absence de rupture. La statistique de 83,1 et le contexte historique appuient juillet 2021, tandis que le test suppose une rupture unique. Une rupture plus ancienne, vers 2019, pourrait ainsi rester masquée.
La hausse se répartit-elle également dans l'année ?
Octobre affiche une hausse mensuelle moyenne de 1,61 % depuis 2004, contre 0,70 % en janvier.
Octobre cumule la rentrée scolaire et la fin de la période de soudure agricole, lorsque les stocks de la récolte précédente sont épuisés. Janvier suit les achats de fin d'année et arrive en pleine saison sèche de récolte. Les autres mois se situent autour de 1 %.
Cette régularité a deux conséquences directes sur la suite. Dans le modèle de pass-through, elle impose onze indicatrices mensuelles afin de séparer l'effet d'octobre des variations du change observées le même mois. Dans le SARIMA, elle justifie une composante saisonnière d'ordre douze, que la sélection par AIC retient effectivement.
La carte annuelle, à droite de la figure, montre les variations du profil. Octobre 2022 affiche 10,4 % en un seul mois, tandis que septembre et octobre 2020 sont négatifs. La moyenne sur vingt-deux ans lisse ces épisodes exceptionnels.
Limite La stabilité du profil reste limitée. Octobre 2022 à 10,4 % coïncide avec la fin des subventions sur les carburants, et septembre 2020 à -0,5 % suit une appréciation brutale de la gourde. Les indicatrices mensuelles absorbent le motif récurrent et laissent ces chocs exceptionnels dans le résidu.
Le dollar explique-t-il l'inflation ?
Le pass-through de long terme vaut 0,20. Une dépréciation permanente de 10 % de la gourde élève le niveau des prix de 2 %, avec une transmission presque complète en douze mois.
Haïti importe l'essentiel de ce qu'il consomme, le riz en tête, et les prix de détail évoluent avec le dollar jusqu'en 2023. Depuis janvier 2024, la gourde reste entre 130,2 et 132,3 pour un dollar, avec une variation de 0,0 % sur les douze derniers mois, tandis que les prix continuent de monter de 25 % par an.
Le modèle à retards échelonnés sépare l'effet du change de l'inertie des prix. Il explique l'inflation mensuelle par ses trois retards, par la variation du change du mois et des six mois précédents, ainsi que par des indicatrices mensuelles.
- Variables
plogarithme de l'IPC,elogarithme du taux de change,D(m)indicatrices mensuelles.- Estimation
- Moindres carrés sur 2004-2025, 258 observations, R² ajusté de 0,439. Écarts-types Newey-West à 12 retards, corrigés de l'autocorrélation et de l'hétéroscédasticité.
- Bandes
- Les bandes viennent de la loi asymptotique des coefficients, adaptée aux retards de la variable expliquée. Elles reposent sur 4 000 tirages, dont 0 écarté pour non-stationnarité.
La persistance interne est forte : la somme des coefficients autorégressifs vaut 0,680. La période récente réduit aussi la part attribuée au change, puisque celui-ci reste stable depuis 2024 alors que l'inflation atteint encore 25 %.
Résidu depuis 2024
Sur 2024 et 2025, le résidu moyen vaut +0,28 point de pourcentage par mois, soit +3,4 points par an d'inflation inexpliqués par l'inertie et le change. Le résidu reste positif pendant deux années entières. Son origine reste hors du périmètre du projet ; le financement monétaire du déficit par la BRH constitue une hypothèse à examiner.
Limite Le pass-through est estimé sur 2004-2025, une période qui combine le couplage antérieur à 2024 et la stabilité observée depuis. Le coefficient moyen est tiré vers le bas par les deux dernières années. Une estimation sur 2004-2020 donnerait un coefficient plus élevé, et l'intervalle à 80 % atteint déjà 0,08 à 0,34 à deux ans. Le taux retenu est le taux officiel de référence ; l'écart avec le marché informel reste inconnu.
Quel modèle sait prévoir cette série ?
Le classement dépend de la période testée. Sur 2015-2023, les deux règles les plus simples obtiennent une RMSE inférieure au SARIMA à tous les horizons.
Les corrélogrammes fixent le cahier des charges : l'autocorrélation décroît lentement, signe d'une inflation très persistante, et une bosse apparaît autour de douze retards, signe de la composante saisonnière déjà vue. Un modèle candidat doit donc porter les deux.
La spécification SARIMA est choisie par balayage sur le critère AIC, avec p et q de 0 à 2, P et Q de 0 à 1. L'AIC mesure l'ajustement au passé. La capacité prédictive est évaluée séparément sur quatre familles de modèles et dix-sept origines glissantes, sans utiliser les observations postérieures à chaque date de départ. L'erreur porte sur l'inflation en glissement annuel.
- Modèles
- SARIMA, lissage exponentiel à tendance amortie, marche aléatoire avec dérive, naïf saisonnier. Les deux derniers prolongent la dynamique récente, le SARIMA ramène l'inflation vers la moyenne de son échantillon.
- Origines
- 17 dates, tous les six mois de décembre 2015 à décembre 2023.
- Horizons
- 6, 12 et 24 mois.
- Métrique
- RMSE et biais sur l'inflation en glissement annuel, en points de pourcentage.
- Retenu
- SARIMA (1,1,0)(0,0,1)[12], AIC de -1 731,0, avec un coefficient autorégressif de 0,618 et une moyenne mobile saisonnière de 0,216.
| Modèle | RMSE 6 mois | RMSE 12 mois | RMSE 24 mois | Biais 12 mois |
|---|---|---|---|---|
| Naïf saisonnier | 8,62 | 11,83 | 13,12 | -1,99 |
| Marche aléatoire avec dérive | 7,91 | 11,85 | 13,47 | -8,27 |
| SARIMA | 8,80 | 14,78 | 17,09 | -10,61 |
| Lissage exponentiel | 9,36 | 15,64 | 22,23 | -11,13 |
En points de pourcentage sur le glissement annuel, une valeur plus basse indique une meilleure prévision. Tous les modèles sous-estiment. Le biais atteint près de 2 points pour le naïf saisonnier et près de 11 pour le SARIMA.
Portée du classement
La période testée couvre une phase d'accélération continue. Les modèles qui ramènent l'inflation vers sa moyenne historique accumulent alors un biais négatif. Le classement favorise donc une hypothèse de persistance sur cette période particulière. La projection conserve les deux trajectoires, car le mécanisme qui prévaudra jusqu'en 2030 reste indéterminé.
Limite La spécification SARIMA a été choisie sur l'échantillon complet, puis réestimée à chaque origine. Le choix de l'ordre contient donc une part d'information future susceptible de favoriser le SARIMA. Une sélection d'ordre à chaque origine rendrait l'épreuve plus stricte.
Que peut-on annoncer pour 2030 ?
La projection dépend de l'hypothèse de persistance. Le scénario de retour à la moyenne donne 14 % par an en 2030 et 97 % de hausse cumulée sur cinq ans. Le scénario de persistance donne 29 % par an et 250 % cumulés.
Le SARIMA retenu est réestimé sur l'ensemble de l'échantillon puis simulé sur soixante mois. Les intervalles viennent de la distribution de 3 000 trajectoires, chacune tirant sa propre séquence de chocs. Cette simulation produit des bandes pour le glissement annuel et la moyenne annuelle.
L'ancrage de long terme du modèle vaut 1,09 % par mois, soit 13,9 % par an. Il correspond à la moyenne de l'inflation sur la période d'estimation. La variante de persistance prolonge la dérive moyenne des soixante derniers mois, 2,13 % par mois soit 29,2 % par an. Elle dépasse les 25 % de décembre 2025 parce que le pic de 2022-2023 pèse encore dans cette moyenne.
| Année | Centrale, moyenne annuelle | Intervalle à 80 % | Fin d'année | Variante persistance |
|---|---|---|---|---|
| 2026 | 17,4 % | 11,4 à 23,7 % | 14,5 % | 25,6 % |
| 2027 | 13,8 % | 4,3 à 24,4 % | 13,8 % | 29,2 % |
| 2028 | 13,8 % | 4,5 à 24,0 % | 14,1 % | 29,2 % |
| 2029 | 14,0 % | 4,6 à 24,6 % | 14,0 % | 29,2 % |
| 2030 | 13,7 % | 3,9 à 24,4 % | 13,4 % | 29,2 % |
Dès 2027, la bande à 80 % couvre vingt points. La projection doit donc être présentée avec son intervalle.
Sensibilité à la période d'estimation
L'ancrage du modèle correspond à la moyenne de sa période d'estimation. Entre un échantillon qui démarre en 1998 et un autre qui démarre en 2019, la projection 2030 varie de douze points. Toute citation de la projection doit donc préciser la période retenue.
| Échantillon | Mois | Moyenne observée | Ancrage | Fin 2030 |
|---|---|---|---|---|
| 1998-2025 | 336 | 13,6 % | 13,4 % | 13,5 % |
| 2004-2025 | 264 | 14,0 % | 13,9 % | 14,0 % |
| 2010-2025 | 192 | 15,7 % | 15,6 % | 15,7 % |
| 2015-2025 | 132 | 21,0 % | 20,2 % | 20,4 % |
| 2019-2025 | 84 | 26,5 % | 25,6 % | 25,9 % |
Mois : nombre d'observations mensuelles. Moyenne observée : inflation moyenne sur l'échantillon. Ancrage : niveau vers lequel le modèle ramène l'inflation. Fin 2030 : glissement annuel projeté en décembre 2030. La ligne en surbrillance est l'échantillon retenu, justifié en question 02 ; les autres montrent ce qu'un choix différent aurait produit.
Scénarios de taux de change
La projection précédente est univariée : elle prolonge la dynamique des prix sans hypothèse explicite sur le change. Le modèle de la question 04 permet de conditionner les prix à une trajectoire de gourde. Trois hypothèses sont simulées : stabilité au niveau de mars 2026, dépréciation modérée de 8 % par an, dépréciation forte de 20 % par an, soit le rythme des années 2021 à 2023.
Avec un pass-through de 0,20, les trois trajectoires restent proches. Sur cinq ans, l'inflation cumulée passe de 81 % en cas de gourde stable à 95 % avec 8 % de dépréciation annuelle et 110 % avec 20 %. Un choc de change sévère et prolongé ajoute vingt-neuf points de hausse cumulée sur cinq ans. L'écart entre le retour à la moyenne et la persistance atteint cent cinquante points.
Effet sur un panier de 1 000 gourdes
Un panier à 1 000 gourdes fin 2025 en coûtera 1 972 fin 2030 dans la vue centrale et 3 497 dans la vue de persistance. Une gourde de 2025 vaudra alors 51 centimes de 2030 dans la première trajectoire et 29 centimes dans la seconde. Le choix entre les deux dépend de la persistance attribuée au régime ouvert en 2021.
Limite Sur cinq ans, le modèle extrapole une série qui a changé de régime trois fois en trente-cinq ans. Les intervalles reproduisent la variabilité des chocs passés et excluent un nouveau changement de régime. Une réforme monétaire, un retour de la sécurité ou un effondrement des importations sortiraient des bandes affichées. Les scénarios de change héritent du retour à la moyenne du modèle à retards échelonnés et isolent l'effet marginal du change. Le niveau absolu le plus probable reste hors de leur portée.
Données manquantes
-
Les agrégats monétaires mensuels de la BRH
Les agrégats monétaires permettraient de tester si le financement monétaire du déficit explique les 3,4 points par an laissés dans le résidu depuis 2024. Aucune série publique mensuelle n'a pu être mobilisée dans ce projet.
-
Le panier décomposé par fonction de consommation
Séparer alimentation, transport et logement permettrait de distinguer le choc importé du choc local, et de vérifier si le pass-through faible mesuré ici vaut aussi pour les postes les plus exposés aux importations, où il devrait être bien plus élevé.
-
Le taux du marché informel
Le taux officiel de référence peut différer du taux effectivement utilisé pour fixer les prix à l'importation. Un écart croissant entre les deux depuis 2024 expliquerait une partie du résidu.
-
Les projections du FMI et de la Banque mondiale
La comparaison avec les projections institutionnelles indiquerait si le FMI et la Banque mondiale retiennent le retour à la moyenne, la persistance ou une position intermédiaire, ainsi que les arguments mobilisés.
Provenance, outils et reproduction
Données
Indice des prix à la consommation, mensuel, janvier 1990 à décembre 2025. Banque mondiale, Global Economic Monitor, à partir des publications de l'IHSI.
Taux de change officiel HTG/USD, mensuel, janvier 1990 à mars 2026, données BRH par la même source.
Cadre macroéconomique annuel, 1960 à 2025, World Development Indicators.
Millésime unique : téléchargées le 15 août 2026 à 19 h 48 UTC depuis api.worldbank.org, réponses brutes conservées dans data/raw/.
Outils
Python, pandas, numpy, statsmodels et matplotlib. Le carnet est écrit au format cellules # %%, puis exécuté et converti par un script. Le dépôt conserve ainsi une version générée du notebook.
Toutes les graines aléatoires sont fixées : deux exécutions donnent les mêmes chiffres, y compris pour les 3 000 trajectoires de la projection et les 1 500 tirages par scénario.
Reproduire
python src/fetch_data.py
python src/build_notebook.py
Environ six minutes. La première commande collecte, avec --force pour ignorer le cache ; la seconde exécute le carnet et écrit le .ipynb et le .html.
En sortie : 10 figures en 200 dpi et 13 tables CSV, régénérées à chaque exécution. Tous les chiffres de cette page en proviennent.